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Le prieuré St Laurent

On ne possède guère de documents sur l’origine et l’histoire de cet ancien prieuré, dépendant de l'abbaye voisine de Saint-Genou.

L’église SAINT LAURENT semble pouvoir être datée de la fin du XIeme siècle, sa décoration peinte étant pour l’essentiel du début du XIIeme siècle.

Elle connut à la Révolution le sort de beaucoup d’édifices religieux : vendue comme bien national elle fut morcelée, transformée en plusieurs logements avant d’être gravement endommagée par un incendie au XIXeme siècle.

Ce sont des enfants du village à la veille de la guerre de 1940 qui ont retrouvé, sous le badigeon qui les recouvrait, les peintures murales qui en constituent la principale richesse.

IL fallut, malgré le classement de l’édifice en 1945, attendre l’année 1977 pour qu’une première opération de sauvetage des peintures menacées de délabrement et de disparition en assure la consolidation provisoire.

Deux campagnes de restauration proprement dites en 1979 et 1990 les remettent en valeur, la seconde associée à une consolidation des voûtes de la nef, permettant de dégager des enduits et dépôts séculaires l’admirable Christ en majesté de la voûte du chœur.

Il est probable qu’à l’origine l’église était entièrement peinte; ce qui a pu être sauvé n’en est que plus précieux.

La situation au cul de four de la vierge en majesté trônant au cul de four de l’abside entre deux saintes tenant des palmes, sur un siège en forme de nef, aux deux accoudoirs en têtes de dragon avec l’enfant sur ses genoux, témoigne de la consécration initiale du prieuré à Notre-Dame.( ci-dessous)

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La tête de la Vierge, entourée d'un voile vert jade qui retombe en avant sur ses épaules, porte une couronne carrée rouge. Le nimbe qui l'encadre est jaune avec un filet rouge sur le pourtour. La robe. aux larges manches pendantes bordée de jaune est d'un rouge violacé du même ton que le siège. Les larges feuillages à droite et à gauche sont également rehaussés de jaune.

Reproduite dans la plupart des ouvrages sur la peinture romane , elle orne la couverture du « BERRY ROMAN » de la collection Zodiaque.

 

 

 

 

 

 

 

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C’est à l’emplacement de la fenêtre nord de l’abside, murée au Xvème, siècle que fut représenté le martyre de Saint-Laurent sur le gril, patron de l’église à partir de cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans le décor de la voûte en plein cintre un Christ de majesté, vêtu d’une robe de même couleur que celle de la Vierge est entouré d’une gloire ovale, jaune, rouge et verte.

Son attitude hiératique, le nimbe crucifère, la main droite bénissant, la gauche tenant le livre de la Révélation appartiennent à l’iconographie romane classique du Christ d’Apocalypse.

La technique utilisée pour les peintures est celle de la fresque ( technique de peinture « a fresco »)où les pigments colorés sont mélangés à l’eau et appliqués sur l’enduit encore frais à base de lait de chaux sans utiliser de liant, dans lequel ils s’intègrent pendant le séchage – technique qui réclame de l’artiste une grande rapidité d’exécution et une parfaite maîtrise de son art.

Autour de lui les symboles également classiques des évangélistes : lion de Saint Marc – ange de Saint Mathieu – aigle de Saint Jean – le taureau de Saint Luc qui aurait dû se situer en bas à gauche étant hélas perdu.